Kenneth Kaunda, né en 1924 et mort en 2021, conduit la Rhodésie du Nord à l'indépendance et préside la Zambie de 1964 à 1991. Frederick Chiluba, syndicaliste devenu chef de l'État après la première alternance, marque la décennie suivante. Levy Mwanawasa, Rupiah Banda, Michael Sata et Edgar Lungu se succèdent ensuite, avant l'élection de Hakainde Hichilema en 2021. Guy Scott, vice-président puis chef de l'État par intérim après la mort de Michael Sata, et Inonge Wina, première femme vice-présidente du pays, comptent parmi les personnalités marquantes de cette période.
Namwali Serpell, née à Lusaka en 1980, enseigne la littérature aux États-Unis et a reçu le Caine Prize puis l'Arthur C. Clarke Award pour son roman The Old Drift. Dominic Mulaisho et Binwell Sinyangwe appartiennent aux générations précédentes de romanciers de langue anglaise. L'économiste Dambisa Moyo, née en 1969, s'est fait connaître par ses essais critiques sur l'aide au développement.
Henry Tayali reste la figure tutélaire de la peinture zambienne moderne et Stephen Kappata en incarne la veine narrative populaire. Dans la musique, Emmanuel Jagari Chanda, chanteur du groupe WITCH, symbolise le zamrock des années 1970, redécouvert depuis à l'échelle internationale. Les artistes urbains Macky 2, Chef 187 et Yo Maps dominent aujourd'hui les classements nationaux.
Kalusha Bwalya, meilleur footballeur africain de l'année en 1988 et joueur du PSV Eindhoven, demeure le sportif zambien le plus célèbre. La sélection nationale remporte la Coupe d'Afrique des nations en 2012 à Libreville, dix-neuf ans après l'accident d'avion qui avait coûté la vie à la quasi-totalité de l'équipe au large de cette même ville. Christopher Katongo, capitaine de cette équipe, est élu footballeur africain de l'année par la BBC. Patson Daka poursuit une carrière en Europe et Barbra Banda s'est distinguée aux Jeux olympiques de Tokyo par deux triplés consécutifs. En athlétisme, Samuel Matete a été champion du monde du 400 mètres haies en 1991 et médaillé olympique en 1996.