La monnaie nationale est le kwacha, divisé en cent ngwee et identifié par le code ZMW. Son nom signifie aurore dans plusieurs langues bantoues du pays et fut choisi pour évoquer le lever du jour de l'indépendance. Une réforme monétaire est intervenue en 2013, qui a retranché trois zéros à l'ancienne unité, mille anciens kwachas devenant un kwacha nouveau. Les billets en circulation vont de deux à cent kwachas, complétés par des pièces de faible valeur.
La Banque de Zambie conduit la politique monétaire et pilote un taux directeur qu'elle ajuste en fonction de l'inflation. Cette dernière est longtemps restée à deux chiffres avant de refluer vers 9,4 pour cent en janvier 2026. La banque centrale intervient ponctuellement sur le marché des changes pour lisser les mouvements les plus brusques, sans défendre de parité déclarée.
Le kwacha flotte librement depuis la libéralisation des années 1990 et sa valeur suit étroitement le cours du cuivre, les flux d'investissement miniers et les échéances de dette extérieure. La monnaie s'est fortement dépréciée durant la crise de la dette puis pendant la sécheresse de 2024, avant de se stabiliser à un niveau proche de vingt kwachas pour un dollar au cours de la période récente. Cette volatilité constitue un paramètre central de tout plan d'affaires établi en devises.
Il n'existe pas de contrôle des changes au sens strict et le rapatriement des bénéfices, des dividendes et du capital investi s'effectue librement. La Banque de Zambie impose en revanche des obligations de déclaration aux banques et aux entreprises pour le suivi de la balance des paiements, en particulier sur les recettes d'exportation minières. Le kwacha demeure la seule monnaie ayant cours légal pour les transactions intérieures, même si les contrats miniers et une partie des prestations touristiques restent libellés en dollars.
Les porte-monnaie électroniques adossés aux opérateurs de téléphonie mobile constituent le principal instrument de paiement pour une large part de la population et couvrent des zones où l'agence bancaire reste absente. Les cartes internationales fonctionnent dans les hôtels, les grandes surfaces et les lodges des principales destinations touristiques, mais l'espèce garde une place déterminante dès que l'on quitte Lusaka et la Copperbelt. Le change s'effectue auprès des banques et de bureaux agréés.