Economie de la Zambie

Poids et structure

Le produit intérieur brut zambien avoisinait 29 milliards de dollars en valeur nominale en 2025, soit un peu plus de 1 300 dollars par habitant, et près de 98 milliards en parité de pouvoir d'achat. Les services fournissent environ 60 pour cent de la valeur ajoutée, l'industrie un peu plus de 30 pour cent et l'agriculture moins de 10 pour cent, alors même que cette dernière occupe une large part de la population active. L'emploi informel reste très largement majoritaire.

Dépendance au cuivre

Le cuivre représente autour de 85 pour cent des exportations de marchandises et constitue la principale source de devises du pays. La production a atteint environ 771 000 tonnes en 2024 puis 890 000 tonnes en 2025, en nette reprise après plusieurs années de stagnation. Cette spécialisation expose les recettes publiques aux variations du cours mondial du métal et conditionne l'équilibre de la balance des paiements.

Défaut et restructuration

La Zambie a suspendu le service de sa dette extérieure en novembre 2020, devenant le premier pays africain à faire défaut durant la crise sanitaire. La sortie de cette situation s'est étalée sur plusieurs années dans le cadre commun du G20. Un accord portant sur environ 6,3 milliards de dollars de dette bilatérale a été conclu en 2023, suivi en mars 2024 d'un arrangement avec les porteurs d'obligations internationales portant sur près de 3 milliards de dollars. La dette publique est ainsi revenue d'environ 133 pour cent du produit intérieur brut en 2023 à un niveau estimé autour de 93 pour cent en 2025.

Croissance et prix

La croissance s'est établie autour de 4,6 pour cent en 2025 selon la Banque mondiale, qui anticipe une moyenne proche de 5,3 pour cent entre 2026 et 2028. L'inflation, longtemps supérieure à quinze pour cent, revenait vers 9,4 pour cent en janvier 2026. La sécheresse de 2024 avait auparavant amputé la production agricole et l'hydroélectricité, pesant sur l'activité comme sur les prix alimentaires.

Fragilités persistantes

La pauvreté reste très étendue, davantage en milieu rural qu'en ville, et la croissance minière profite inégalement à la population. L'approvisionnement électrique, la logistique d'un pays enclavé et la volatilité du kwacha constituent les contraintes les plus souvent citées par les entreprises. La diversification vers l'agroalimentaire, l'énergie et les services demeure un objectif affiché des politiques publiques.