La Zambie est une république unitaire dotée d'un régime présidentiel. Le président cumule les fonctions de chef de l'État et de chef du gouvernement, dirige le conseil des ministres et nomme les hauts responsables de l'administration. Son élection a lieu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans, renouvelable une seule fois. Le scrutin exige la majorité absolue des suffrages exprimés, un second tour étant organisé dans un délai bref lorsque aucun candidat ne l'atteint au premier.
Le texte fondamental en vigueur procède de la Constitution de 1991, qui rétablit le multipartisme après près de vingt ans de parti unique. Une révision importante est intervenue en 2016. Elle a introduit l'élection du vice-président sur le même bulletin que le président, à la manière d'un colistier, et prévu qu'il achève le mandat en cas de vacance sans qu'une élection anticipée soit nécessaire. Cette même réforme a créé une juridiction constitutionnelle distincte.
Le pouvoir législatif appartient à une assemblée monocamérale siégeant à Lusaka. Ses membres sont élus pour cinq ans au scrutin majoritaire uninominal à un tour dans des circonscriptions, aux côtés d'un contingent de députés nommés par le président et de quelques membres de droit. L'assemblée vote la loi et le budget, contrôle l'action gouvernementale et peut, à une majorité renforcée, engager une procédure de destitution du chef de l'État. Les ministres sont choisis parmi les députés.
La justice zambienne s'appuie sur la common law héritée de la période britannique. La Cour constitutionnelle statue sur la conformité des lois et sur le contentieux de l'élection présidentielle. La Cour suprême demeure la plus haute juridiction pour les autres affaires, au-dessus d'une cour d'appel, d'une haute cour, de tribunaux de première instance et de juridictions locales qui appliquent le droit coutumier dans les litiges familiaux et fonciers.
Chacune des dix provinces relève d'un ministre nommé par le président, tandis que les districts disposent de conseils élus et de maires ou présidents de conseil issus du suffrage local. Les chefferies coutumières conservent un rôle considérable, notamment dans la gestion des terres non cadastrées. Une chambre des chefs, dépourvue de pouvoir législatif, formule des avis sur les questions touchant à la coutume et aux communautés.