La Constitution zambienne garantit la liberté d'expression, la liberté de réunion, la liberté d'association et la liberté de conscience. Le pays est classé par les organisations spécialisées parmi les démocraties partiellement libres, avec des alternances effectives au sommet de l'État mais un écart persistant entre les droits proclamés et leur exercice réel. Les juridictions supérieures sont régulièrement saisies de recours mettant en cause l'application de ces garanties.
Plusieurs réformes ont marqué la période récente. La peine de mort a été abolie à la fin de 2022, une décision qui a conduit à la commutation des condamnations prononcées. Le même mouvement législatif a supprimé le délit de diffamation du chef de l'État, longtemps utilisé pour poursuivre des opposants et des journalistes. Ces mesures ont été saluées par les organisations de défense des droits humains comme un progrès net par rapport à la décennie précédente.
La loi sur l'ordre public continue de soumettre les rassemblements à une notification préalable dont l'interprétation par la police restreint dans les faits les manifestations de l'opposition. Les médias publics conservent une ligne éditoriale favorable au gouvernement et plusieurs radios ou télévisions privées ont vu leur licence suspendue au fil des années, ce qui entretient une pratique d'autocensure dans la profession. Des arrestations de responsables politiques ont été signalées dans la période précédant le scrutin d'août 2026, et des observateurs internationaux ont fait état de limitations des libertés fondamentales pendant la campagne.
La législation sur la cybersécurité et la cybercriminalité adoptée en 2021 puis révisée en 2025 a suscité de vives critiques. Les organisations professionnelles et plusieurs partenaires étrangers y voient des dispositions qui élargissent la surveillance des communications et exposent les auteurs de publications en ligne à des poursuites pénales aux contours imprécis. Le gouvernement défend ces textes au nom de la lutte contre la fraude et la désinformation.
Les organisations non gouvernementales opèrent sous un régime d'enregistrement contesté depuis son adoption en 2009, dont la réforme est annoncée de longue date. Les Églises jouent un rôle important dans le débat public et dans la médiation politique. Les relations entre personnes de même sexe demeurent réprimées par le code pénal, situation qui expose les personnes concernées à des poursuites et à des discriminations.