La vie politique zambienne s'est structurée autour de quelques grandes formations successives. Le parti unique de Kenneth Kaunda gouverna de l'indépendance jusqu'en 1991, année où le retour du pluralisme porta Frederick Chiluba et le Mouvement pour la démocratie multipartite au pouvoir. Le Front patriotique de Michael Sata l'emporta en 2011, puis Edgar Lungu lui succéda en 2015. Le Parti uni pour le développement national, dirigé par Hakainde Hichilema, remporta le scrutin de 2021 après plusieurs candidatures infructueuses de son chef de file.
Les élections générales se sont tenues le 13 août 2026 et ont porté simultanément sur la présidence, l'Assemblée nationale et les conseils locaux. Hakainde Hichilema a été reconduit dès le premier tour avec environ 60,5 pour cent des suffrages, devant Brian Mundubile, crédité de près de 37,9 pour cent. La participation s'est établie autour de 57 pour cent des électeurs inscrits. Son parti a conservé la majorité absolue des sièges à l'Assemblée nationale.
La disparition d'Edgar Lungu en juin 2025 a accéléré la fragmentation du Front patriotique, déjà affaibli par un long conflit de direction porté devant les tribunaux. De nouvelles formations et coalitions se sont constituées dans cet intervalle, la candidature de Brian Mundubile ayant rassemblé une partie de cet électorat. L'opposition reste toutefois divisée entre plusieurs partis dont l'implantation demeure largement régionale.
Les débats portent moins sur des orientations idéologiques tranchées que sur la gestion économique, le coût de la vie, la fourniture d'électricité et la répartition des recettes minières. La géographie du vote reste marquée par des ancrages régionaux anciens, la Copperbelt et les provinces du nord d'un côté, le sud et l'ouest de l'autre. Le fonds de développement des circonscriptions, dont les montants ont été fortement relevés depuis 2021, constitue un enjeu récurrent des campagnes locales.
La commission électorale de Zambie administre les opérations de vote et publie les résultats. Ses décisions ainsi que le contentieux présidentiel relèvent de la Cour constitutionnelle, saisie à plusieurs reprises depuis 2016. Des missions d'observation régionales et internationales suivent chaque consultation et ont relevé, pour le scrutin de 2026, des restrictions affectant l'équité de la campagne.