L'hymne national zambien porte le titre anglais Stand and Sing of Zambia, Proud and Free, que l'on rend en français par levons-nous et chantons la Zambie, fière et libre. Il a été adopté en 1964, année de l'indépendance, et remplaça alors les hymnes en usage sous administration britannique. Sa mélodie n'a rien d'inédit puisqu'elle reprend celle de Nkosi Sikelel' iAfrika, composée en 1897 par Enoch Sontonga, instituteur xhosa d'Afrique du Sud.
Le choix de cette mélodie inscrit la Zambie dans une famille musicale panafricaine. Le même thème sert en effet de base à l'hymne tanzanien et constitue la première partie de l'hymne sud-africain, tandis qu'il a longtemps accompagné les mouvements de libération du continent. Cantique d'origine religieuse, la pièce a acquis une portée politique tout au long du vingtième siècle, et son adoption par plusieurs États voisins traduit la solidarité qui liait les nouvelles républiques d'Afrique australe.
Les paroles zambiennes ne reprennent pas le texte xhosa d'origine. Elles résultent d'un concours national organisé peu avant l'indépendance, dont aucune contribution ne fut retenue seule. Un texte de synthèse fut établi à partir de plusieurs propositions, si bien que la paternité de l'hymne est officiellement collective et attribuée à un groupe d'auteurs. Le résultat comporte trois couplets suivis d'un refrain commun.
Le texte célèbre la liberté conquise, l'unité des peuples réunis dans un même État et la paix comme condition du développement. Il fait écho à la devise nationale et évoque la fierté d'un pays qui accéda à la souveraineté sans conflit armé. L'usage veut que l'hymne soit interprété en anglais lors des cérémonies officielles, mais des versions dans les principales langues nationales circulent largement, notamment en bemba et en nyanja. Il ouvre les sessions parlementaires, les rencontres sportives internationales et les célébrations du 24 octobre.