L'hébergement zambien tire sa réputation des lodges installés dans les parcs nationaux et à leurs abords. Le South Luangwa concentre l'offre la plus dense, entre camps de brousse démontés à chaque saison des pluies et lodges permanents en bord de rivière. Le Lower Zambezi propose des établissements tournés vers le fleuve, le Kafue des camps isolés, notamment sur les plaines de Busanga. La formule inclut généralement la pension complète, deux sorties d'observation quotidiennes et les transferts depuis la piste d'atterrissage la plus proche, ce qui explique des tarifs élevés rapportés à la nuitée.
La capitale dispose d'une gamme complète, des enseignes internationales implantées près du quartier des affaires et de Cairo Road aux maisons d'hôtes des quartiers résidentiels comme Kabulonga ou Rhodes Park. Les hôtels d'affaires accueillent une clientèle régionale et pratiquent des prix soutenus en semaine, plus souples le week-end. Les chambres se règlent en kwacha, certains établissements affichant toutefois leurs tarifs en dollars.
Livingstone offre le choix le plus large du pays après Lusaka, avec des hôtels de charme le long du Zambèze, des lodges en bordure du parc de Mosi-oa-Tunya et une offre abondante de backpackers destinée aux voyageurs jeunes. La proximité des chutes Victoria fait monter la demande pendant la saison sèche, entre juin et octobre, période où la réservation anticipée devient indispensable.
Le camping occupe une place importante dans la culture du voyage en Afrique australe. La plupart des lodges réservent un espace aux tentes et aux véhicules aménagés, avec sanitaires communs et parfois cuisine partagée. Ces emplacements coûtent une fraction du prix d'une chambre et permettent de traverser le pays en autonomie. Les rest houses, petites structures locales présentes dans presque toutes les villes secondaires, constituent la solution la plus économique, au confort sommaire.
La haute saison correspond à la période sèche, de juin à octobre, quand l'observation animalière atteint son meilleur niveau et que de nombreux camps affichent complet. La saison verte, de novembre à avril, voit les prix baisser fortement, plusieurs camps de brousse fermant alors leurs portes faute d'accès routier. Les chutes Victoria connaissent leur débit maximal en avril, ce qui déplace une partie de la fréquentation vers le début de la saison sèche.