Ecoles et enseignement en Zambie

Organisation du système scolaire

L'enseignement zambien se structure en un cycle primaire de sept années, un premier cycle secondaire de deux ans et un second cycle secondaire de trois ans, sanctionné par le School Certificate. L'anglais est la langue d'enseignement, sept langues nationales étant employées dans les premières années du primaire selon les régions, parmi lesquelles le bemba, le nyanja, le tonga et le lozi. Le ministère de l'Education pilote les programmes et l'Examinations Council of Zambia organise les examens nationaux.

Gratuité et scolarisation

La politique de gratuité, longtemps limitée au primaire, a été étendue à l'ensemble de l'enseignement de base et secondaire public au début de l'année 2022. Cette décision a provoqué un afflux massif d'élèves et une tension sur les effectifs par classe, sur les infrastructures et sur le recrutement d'enseignants. Les écarts restent marqués entre les zones urbaines et les campagnes, où l'éloignement des établissements et les charges familiales pèsent sur la poursuite des études, particulièrement pour les filles.

Universités et enseignement supérieur

L'université de Zambie, fondée en 1966 à Lusaka, demeure l'établissement de référence du pays. La Copperbelt University, installée à Kitwe, s'est spécialisée dans les domaines liés à l'industrie minière, à l'ingénierie et à l'environnement. La Mulungushi University de Kabwe complète le dispositif public, aux côtés d'un secteur privé en forte croissance et de nombreux collèges techniques et de formation d'enseignants. Les bourses publiques restent limitées au regard du nombre de candidats, ce qui pousse une partie des étudiants vers l'Afrique du Sud.

Scolarité des enfants expatriés

Lusaka accueille plusieurs écoles internationales suivant des programmes britanniques, américains ou du baccalauréat international, fréquentées par les familles diplomatiques et par une partie de la classe moyenne zambienne. Les frais de scolarité y sont élevés et les listes d'attente courantes en début d'année scolaire. L'offre en langue française demeure très réduite, ce qui conduit de nombreuses familles francophones à compléter une scolarité anglophone par les cours à distance du CNED.