La monnaie nationale est le kwacha zambien, de code international ZMW, divisé en cent ngwee. Les distributeurs automatiques sont présents dans les villes, souvent assortis d'un plafond de retrait par opération. La carte bancaire est acceptée dans les supermarchés, les hôtels et les grandes enseignes, beaucoup moins ailleurs, où les espèces et le paiement mobile dominent. Le dollar sert de monnaie d'affichage pour les lodges, les safaris et une partie des loyers.
Les marchés urbains structurent le commerce de détail. Soweto Market, à Lusaka, le plus vaste du pays, écoule produits frais, textiles et articles ménagers dans une affluence permanente. Kabwata Cultural Village, dans la même ville, regroupe des artisans travaillant le bois, la pierre à savon, le cuivre et la vannerie. Le marchandage fait partie de l'usage sur les étals, sans excès, alors que les prix affichés dans les commerces formels ne se discutent pas.
Les chaînes sud-africaines Shoprite, Pick n Pay et Spar quadrillent les villes, aux côtés d'enseignes locales. Les centres commerciaux de Lusaka, notamment Manda Hill, Levy Junction et East Park, réunissent supermarchés, boutiques de vêtements, salles de cinéma et restauration. L'offre importée y est large, mais les prix des produits venus d'Afrique du Sud ou d'Europe dépassent nettement ceux des produits locaux.
Les produits frais de saison, les céréales et les transports collectifs restent bon marché pour un voyageur européen. En revanche, l'électronique, l'automobile, les produits laitiers importés et les prestations touristiques haut de gamme atteignent des niveaux comparables ou supérieurs aux prix français. L'inflation zambienne a connu des épisodes marqués au cours des dernières années et le kwacha s'est déprécié face au dollar, ce qui rend les comparaisons de prix rapidement obsolètes.
Les objets en malachite et en cuivre rappellent la vocation minière du pays, les sculptures sur bois et les tissus chitenge en constituent les souvenirs les plus répandus. L'exportation d'objets contenant de l'ivoire, de l'écaille ou des trophées animaliers relève des conventions internationales de protection des espèces et donne lieu à des contrôles douaniers stricts.